Jan
21
Comme le galet venu par les marées, j’étais poli par le vent, usé jusqu’à l’âme. J’étais un peu de cette force selon laquelle je flottais, puis beaucoup, puis elle enfin, confondant les battements de mon sang et les grands coups sonores de ce cœur, partout présent de la nature. Le vent me façonnait de l’ardente nudité qui m’entourait.
Albert Camus “Djémila”